Outre-Manche, la reprise immobilière attendue en 2026 perd déjà de sa vigueur. Un sondage Reuters publié le 8 juin montre que les experts anticipent désormais une hausse des prix limitée à 1,8 % cette année, contre 2,5 % lors de la précédente enquête. La raison est simple : les coûts d’emprunt restent élevés et l’inflation continue de rogner la capacité d’achat des ménages. Londres devrait même enregistrer une légère baisse des prix de 0,3 % en 2026, avant un possible redressement en 2027 et 2028.
Le marché britannique illustre une tendance que l’on observe dans plusieurs pays développés : les prix ne s’effondrent pas, car l’offre reste limitée, mais l’accession devient de plus en plus difficile. Les primo-accédants doivent réunir un apport important, accepter des taux élevés et acheter dans un marché encore cher. Le locatif, lui, reste sous tension. Les loyers devraient augmenter plus vite que les prix de vente, notamment parce que certains bailleurs quittent le marché. Le Royaume-Uni entre donc dans une période de marché bloqué : trop cher pour acheter, trop tendu pour louer.

