La Chine n’a pas terminé sa longue digestion immobilière. Selon un sondage Reuters publié le 29 mai, les prix des logements devraient encore baisser de 3,5 % en 2026, avant une très légère hausse de 0,3 % en 2027. La correction serait donc moins brutale que prévu en mars, mais le marché reste convalescent. Depuis plusieurs mois, Pékin et les grandes métropoles multiplient les mesures de soutien : assouplissements des restrictions d’achat, aides locales, volonté de limiter les nouveaux projets et de réduire les stocks. Shenzhen a desserré certaines contraintes dans ses quartiers centraux, tandis que Guangzhou a introduit des subventions pour les acheteurs. Mais les analystes restent prudents : les grandes villes peuvent se stabiliser, alors que les zones périphériques et les villes de rang inférieur demeurent fragilisées par les sorties de population et la faiblesse de l’emploi. L’immobilier chinois n’est plus seulement un secteur économique ; il est devenu un instrument de stabilité sociale. Pékin cherche moins à relancer une bulle qu’à éviter une perte de confiance trop brutale. Le marché semble donc entrer dans une phase de lente stabilisation, mais sans retour rapide à l’âge d’or des promoteurs.

